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Rubrique: aide à la dissertation de philosophie http://www.philagora.net/dissert.htm 

  Peut-on connaître le moi ?

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Paradoxe! Ce qui semble si proche est un lointain dès que je veux le décrire: les mots me semblent très pauvres ou très "généraux". Serait-ce une illusion, une notation commode?
Tu dois comprendre qu'il est si proche de toi que, pour employer une métaphore, c'est un bouton sur ton oeil: comment connaître ce qu'on ne peut pas voir parce que il n'y a pas de distance qui permette une mise au point?
 

Peut-on

Les conditions de la connaissance du moi sont-elles "réunissables" effectivement

connaître

produire un jugement de connaissance qui suppose des intuitions et des concepts: "Sans la sensibilité, nul objet ne nous serait donné; sans l'entendement, nul ne serait pensé. Des pensées sans matière sont vides; des intuitions sans concepts sont aveugles" Kant, Critique de la raison pure PUF, p.76.
La connaissance requiert un objet stable (Platon, Cratyle Belles Lettres p.136, 137.
Attention la conscience de soi n'est pas une connaissance de soi (Kant)

le moi

=>concept qui désigne les états intérieurs empiriques réunis par le je pense qui les accompagne
=>intuition qu'un sujet empirique a de lui-même
=>auto-affection de l'acte de transcendance, de l'intentionnalité (Michel Henry)
problème: le moi ne peut être réduit à un concept car il perdrait son originalité mais il ne peut être réduit à un donné sous peine de perdre toute consistance (point aveugle)

Voilà quelques questions pour t'aider à penser, à articuler un plan, à conduire une argumentation.

  1. Peut-on déterminer le moi par un concept? - Le moi est-il un concept de l'entendement ou une idée de la raison (voir le tableau dans la page "l'illusion" -lien plus bas) ou un écoulement qui s'apparaîtrait à lui-même sans intervention de l'entendement ou de la raison?

  2. Autrement dit le moi est-il un principe d'unification, un principe régulateur ou une réalité vivante, originale, créatrice? Notation commode, ou source de toute action?
    Peut-on connaître un acte autrement qu'en l'accomplissant?
    Peut-on connaître ce qui devient sans faire comme celui qui poserait une étiquette sur un jet d'eau (la métaphore de Bergson)

Vers un plan... Appelons connaître X et le moi Y

1) Si connaître signifie définir, déterminer et si le moi est réduit à un concept la connaissance déroulera la définition du dictionnaire et les définitions proposées par la tradition

2) Si connaître signifie juger:
=> si le moi est un concept (ce avec quoi on prend) il produit un ensemble et "le moi" par un point qui est considéré comme la condition de possibilité du moi: action de penser (Descartes), le je pense (Kant), conscience intentionnelle (Husserl), pouvoir de création de soi par soi (Bergson), auto-affection (Michel Henry)
=> si le moi est une idée de la raison elle n'a pas de correspondant dans l'observable, elle ne peut être connue, elle est donc illusion chaque fois qu'elle se présente comme une réalité vécue. (voir "l'illusion")

Problème!
A t-on bien saisi dans le filet du concept le trait essentiel du moi vivant?
Ce sera d'autant plus difficile que si le concret n'est tel que par l'abstrait (Hegel) on ne sera jamais certain de ne pas avoir construit le moi au moment même où on voulait le saisir.

Autrement (pour essayer d'être plus clair) la langue ne fait-elle pas d'abord signifier le monde: ce que nous croirions être un moi donné serait aperçu à travers la médiation du langage sans lequel il n'y aurait pour nous qu'une réalité indistincte et indifférenciée. La quête des données immédiates, la quête du moi (Bergson) serait donc vaine tentative car "rien n'est donné tout est construit" (Bachelard)

On pourra toujours mettre en question le concept et lui préférer les symboles et les métaphores -(outre Bergson, Nietzsche: métaphores corporelles, haut/ bas, féminin/masculin ou métaphores politiques, lutte des instincts)- ou mettre en question l'intuition sensible du moi comme confusion, magma indistinct.

-3) Si connaître signifie naître ensemble alors qu'en résulte-t-il pour le sujet?
Autrement dit: j'essaie de connaître le moi, il faut bien que je me tourne vers une intuition sensible sans laquelle ma pensée serait sans matière: je crois atteindre cette matière mais, parce que la langue a déjà construit et fait apparaître le monde, je me demande si "j'attrape" autre chose que des sédimentations de la langue.
La question est donc de savoir si on peut échapper à cette médiation des concepts comme on échappe à une mauvaise habitude: peut-on atteindre le moi autrement que par un "filet" de concepts qui n'en ramène que quelques généralités?

Pistes de lectures: 
Kant
: Critique de la raison pure
Kierkegaard: Le traité du désespoir
Bergson: Essai sur les données immédiates de la conscience
Tu comprends qu'il te faudrait suivre une sorte de débat entre deux antagonistes qui ne se sont pas connus: Bergson adversaire de Kant, c'est d'ailleurs le titre d'un livre de madame Bartélémy Madaule.
Kierkegaard: Le traité du désespoir
Bergson: Essai sur les données immédiates de la conscience
Tu comprends qu'il te faudrait suivre une sorte de débat entre deux antagonistes qui ne se sont pas connus: Bergson adversaire de Kant, c'est d'ailleurs le titre d'un livre de madame Bartélémy Madaule.
Michel Henry L'essence de la manifestation
"Qu'on ne puisse par exemple aimer son amour, que le sentiment ne puisse se viser soi-même, s'aimer soi-même, ne signifie pas assurément qu'il demeure privé de toute relation avec soi mais que celle-ci, à savoir précisément l'affectivité est irréductible à la relation intentionnelle comme à toute forme de transcendance en général" page 819
Voir le cours: La conscience dans Philo-dans-la-poche (la double présence!)
Voir "l'illusion"

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