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 Rubrique épistémologie http://www.philagora.net/epistemo/rubrique.htm

La métaphysique en question  

par Francis Guibal.

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1 -Introduction-

"Une question métaphysique est une question dans laquelle nous sommes nous-mêmes en question, nous qui questionnons." M. Heidegger

"METAPHYSIQUE" peut être défini le geste, d'expérience et de pensée tout ensemble, par lequel l'homme en vient à interroger l'intégralité de ce qu'il vit, en vue de découvrir la présence, originelle et originale, fondatrice et fondamentale, qui porte, assure et légitime le mouvement de toute réalité finie. L'intention est donc inséparablement de totalisation unificatrice et de radicalisation hiérarchisante: au cœur des apparences fluentes, ce qui est cherché et désiré, c'est un essentiel premier et dernier, principe universel d'être et d'intelligibilité, d'ordre et de stabilité. Ce geste se répète et se reprend inlassablement au long des siècles, mais sous des formes singulières toujours neuves qui répondent à des problématiques chaque fois particulières: la Vérité est concrète, le "Même" ne se donne à penser qu'à travers des figures autres et différentes.

    Dans notre histoire occidentale notamment, cette aspiration métaphysique se trouve affectée de manière décisive par la mutation qui, depuis la Renaissance, amène la pensée à quitter les univers traditionnels pour s'ouvrir aux perspectives de la modernité. La métaphysique classique, en effet, était tournée vers l'être en sa vérité objective: elle visait un savoir, fondé en raison, des principes régissant le monde en son ensemble; et la diversité anarchique de l'ici-bas empirique se rattachait ainsi pour elle à un au-delà transcendant, source éminente de l'harmonie offerte à la contemplation. Une véritable révolution se produit avec la progressive venue à la conscience de soi de la subjectivité libre: découvrant l'originalité qui marque sa présence à soi, l'homme s'interroge dès lors -dans l'immanence des conditions socio-historiques- sur le sens et la portée de son action. L'essentiel désormais n'est plus séparé et il n'a plus pour fonction d'assurer l'ordre objectif du cosmos; il est requis simplement pour soutenir de l'intérieur le mouvement des libertés en quête de reconnaissance.

    Cette transformation, cependant, nous apparaît encore intérieure à un même mode de penser: qu'il explore et expose le domaine de l'Être Absolu ou celui du Sens Inconditionné, l'homme "métaphysique" reste celui qui vise un système global, susceptible de faire apparaître en son unité intelligible le tout de la réalité, offrant la garantie d’une présence et la satisfaction d'un "chez-soi". Or c'est cet optimisme spéculatif d'une raison pleinement assurée de soi, de son Fondement et de son Sens, que le monde contemporain paraît questionner de manière radicale: marquée par la conscience d'un savoir et d'un pouvoir accrus et par l'expérience d'une adversité qui la renvoie à sa propre fragilité, l'humanité actuelle ne semble plus pouvoir compter sur les garanties sécurisantes de la Nature ou de la Raison, de l'Esprit ou de l'Histoire. Renonçant à toute tentative de surmonter la mort et la finitude, elle serait volontairement rivée aux limites indépassables d'une expérience totalement immanente et relative. La sobriété opératoire de la science et le réalisme lucide de l'action se conjugueraient pour engendrer une conscience nouvelle de l'existence finie qui exclut, démystifie et détruit à sa racine toute référence métaphysique possible. Nous ne vivrions plus seulement les métamorphoses de la métaphysique, car nous serions entrés –qu’on le déplore ou qu'on s'en réjouisse- dans l'époque de sa fin, de son extinction ou de sa clôture. Voilà en tout cas la problématique que je voudrais inviter ici à aborder en quelques points qui méritent réflexion.

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