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Rubrique Littérature : http://www.philagora.net/frindex.htm 

MARGUERITE DURAS 

L'après-midi de Monsieur Andesmas.

Attente, amour, musique, chaleur et ennui
par Dr. Ali TİLBE

  http://www.philagora.net/lettres/duras.htm 

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-3  -    MUSIQUE

L'écriture de Duras est essentiellement poétique et musicale.

"S’il n'y a pas la musique dans les livres, Il n'y a pas de livres"[1] dit-elle.

Alors, la musicalisation est la pierre angulaire de ses textes. C'est-à-dire qu'elle est un élément constitutif de la composition qui concerne la perspective narrative.

Dans L'Après-midi de Monsieur Andesmas la musique revient. Pour souligner sa vision du monde, Duras lui donne un caractère cyclique et répétitif. Par folles bouffées, ou lancinante ou écrasante encore, elle fournit un commentaire lyrique à l'action.

Le livre nous rend un bal heureux. Sur la place du village, que M. Andesmas devine au loin, en bas de la colline où il attend, le bal du samedi remplit l'espace de sa musique. Toutes les vingt minutes l'air approximativement revient avec une force de plus en plus grande, ravageuse, accrue encore par sa répétition régulière. Alors la place danse, danse; elle veut donner la possibilité à la parole d'avancer. Le discours est là, il va s'effonder, c'est  la fin, la mort prochaine; alors la musique vient, sous-tend, alimente la phrase, lui redonne courage. Une rengaine à la mode, qui parle du printemps et de l'amour.

"Quand le lilas fleurira, mon amour (...) Toutes les vingt minutes, l'air revient avec une force de plus en plus grande, ravageuse, accure encore  par sa répétition régulière. Alors la place danse, danse, danse tout entière"[2].

Dans ce bal lointain, en pleine lumière. Mais la lumière du soleil cette fois-un couple danse; Valérie et M. Arc.

On entend la voix de la musique tout au long du roman à égale distance, comme la sonatine de Diabelli dans Moderato Cantabile.

La musique et la danse s'identifient dans le bal:

"Des cris de plaisir montèrent  de la vallée. Et puis une danse les recouvrit. Ce  fut une valse chantée. Ah, qu'ils dansent,  qu'ils dansent autant qu'ils le désirent qu'ils ne se croient pas tenus. Tandis qu'ils dansent, à souffrir de ne plus danser bientôt en raison d'une abligation envers moi"[3].

D'autre part, la musique est un élément qui dissipe l'angoisse de M. Andesmas et qui donne le bonheur à Valérie qui chante de temps en temps au bal.

"Elle avait chantonné dans la chaleur du chemin: Quand le lilas fleurira mon amour (...). Il ya entre les arbres des fourrés épais où s'enlisent tous les bruits et même les chants de Valérie Andesmas, son enfant"[4].

On peut dire pour finir que la musique qui est entendue tout au long du roman est l'un des éléments constitutifs de la composition du livre.    

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MARGUERITE DURAS Page Index


[1] Blot-Laberrère. p. 228.

[2] Duras. p. 24.

[3] Ibid., p. 58.

[4] Ibid., pp. l7,l9.

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