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la création au bord du gouffre.

Auteurs, par ordre alphabétique http://www.philagora.net/frindex.htm 

MALLARMÉ OU  LA CRÉATION AU BORD DU GOUFFRE

  Anne Bourgain-Wattiau. L'Harmattan, 1996.
 Collection   "Psychanalyse et civilisations." dirigée par Jean NADAL. (224 pages)

 

Mallarmé, cent ans après ...
Le 9 septembre 1898 disparaît, emportant avec lui le grand rêve poétique, celui qui a toujours pensé l'écriture en ces termes:
"qui l'accomplit intégralement se retranche".

Le poète est celui qui "s'isole pour sculpter son propre tombeau" aimait-il à dire.

Cent ans après, il hante encore les esprits. Le mot que Cazalis lui lançait en 1867 sonne toujours juste : "nul plus que toi n'a médité et souffert, nul n'est entré plus avant que toi dans l'abîme." Il nous semble que le poète continue de se tenir au milieu de la toile, dans un silence inviolable, telle "une araignée sacrée". Il aimait décidément se voir en insecte: "termite silencieux, je creuse et je travaille". Le patient travail de fourmi se poursuit en sous-sol. Toujours en silence, l'échappée mallarméenne peut encore nous surprendre, nous faire voyager à bord d'un vers résolument libre : "on a touché au vers" disait-il pour bien marquer le caractère subversif de l'entreprise.
   Nous sommes en arrêt sur cette image du poète, comme figé dans la glace: il semble encore là, pris dans le labyrinthe de sa propre pensée, torturé par la langue qu'il a osé toucher pour enfin lever un coin du voile. Cette scène primitive du poète moderne à la recherche de ses origines semble dire que depuis Mallarmé on n'écrit plus comme avant, ou plus vraiment: il a tenté l'aventure de la déconstruction du langage, acceptant pour cela d'en payer le prix :

frôler la folie, laisser le Rêve envahir un cerveau alors en proie à la crise de vers. Il entendait libérer la poésie à l'époque où certains tentaient de rompre d'autres chaînes: la clinique analytique allait bientôt révolutionner la psychiatrie.

   Depuis sa chambre de la rue de Rome, aux carreaux bombés à force de contenir la pensée, Mallarmé tentait de transformer un Paris-malaise en Paris de l'imaginaire. A Valvins, où chacun peut à présent, au risque de céder à un délicieux penchant fétichiste, prendre la mesure de cet univers mallarméen, admirer les bibelots dont parle l'œuvre, et plonger à son tour dans la rêverie, le poète épris de l'Azur allait de temps à autre chercher un peu d'air pur.
    Car sous le masque insistant de l'hermétisme, Mallarmé, qui considérait l'étiquette d'obscur comme une injure, entendait surtout donner un sens plus pur aux mots de la tribu. En cela, il a ouvert des voies que nous n'avons pas fini d'explorer, car nous sommes tous condamnés à dire, à tenter de saisir un réel qui échappe, et nous sommes donc en quelque sorte mis au pied du mur du langage.

    Il est des peines moins douces.Y a-t-il d'ailleurs autre chose à faire pour
un poète que de se jeter dans cette folle entreprise forcément solitaire :
"rêver et tenter autre chose, avec une patience d'alchimiste?" 

    Mais cette fin de siècle rime décidément encore avec galère et exclusion. Art-Dèche: c'est à ces deux mots que j'ai dédié ma vie, disait Mallarmé à un ami.
    Troublant paradoxe, puisque la poésie apparaît comme un luxe, à qui refuse de se servir de la langue comme d'une monnaie. Lui dont la position de retrait a parfois été assimilée à une forme de désengagement était peut-être a contrario pris dans un engagement extrême, radical, impossible:
"la seule occupation d'un homme qui se respecte est à mes yeux de regarder l'Azur en mourant de faim."

  • A l'aube du vingt-et-unième siècle, l'incertitude de Mallarmé nous poursuit:
    "y a t-il vraiment lieu d'écrire? "

1- Enfance, adolescence
 2- La vie d'un albatros

MALLARME, 
Le livre

Art poétique

Quelques jours avant sa mort: "Ma native illumination"

Un aperçu: La création au bord du gouffre

1862 Renouveau

1863 Les Fenêtres 

1863 Apparition

1865 BriseMarine

1866 Soupir

1875 Le Tombeau d'E.Poe

1884  Autre Eventail 

1885 Le vierge, le vivace 

1887 Une dentelle

1895 Petit Air/le bain

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-aperçu, par l'auteur. Anne Bourgain Wattiau  

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