PHILAGORA

- -

¤ Recevoir les nouveautés!

¤ RECHERCHER

¤ CHAT1   ¤ CHAT2

www.francexpress.com/ Hébergment professionnel

Vers 

l' Espace découverte
 

¤ Philagora.net


Les nouveautés 

Les rubriques:

¤ Contes pour Enfants 
- Contes en musique, français et anglais!

¤ Forum 2000
vos annonces

¤ Art, fêtes,  manifestations culturelles, cuisine, emploi
- Musées - peinture
- Architecture

¤ Français  poésie, théâtre, prose
- Bac français
- Parcours initiatiques

¤ Lectures  des aperçus

¤ Occitan-Gascon

¤ Revue Pôle- international

¤ Francophonie

¤ Philosophie: 
-
Philo-Bac  
-
cours 
- philo-express 
- Citations
-
Philo-prépas  
- Philo-Fac - Prepagreg  
Le grenier  
- Aide aux dissertations
¤ Forums:
aides aux dissert de philosophie  

¤ Epistémologie

¤ Mare nostrum

¤ Travaux Personnels Encadrés 
-
Forum échanges TPE

¤ L'Association philagora
Pourquoi ce site?
Philagora tous droits réservés. ©
www.philagora.net
www.philagora.com 
-CNIL n°713062-


philagora@philagora.net
--------------------------

 

L'oncle Roumégou  -Un conte pour enfants.

Roumégou serait parfaitement heureux si, autour de lui, on ne faisait pas tout de travers, et il rêve de supprimer de la terre ce qui, à son avis l'empêche de tourner en rond.

Voir quelqu'un griller un feu rouge, jeter un papier par terre, circuler à vélo sur un trottoir ça le met hors de lui et quand il marche dans la rue, il marmonne tout le temps dans sa grosse moustache noire "Ah! celui-là". Naturellement, il ne s'est pas marié parce que sa femme aurait sûrement voulu des enfants, et lui, tu penses bien qu'il n'a pas envie d'en avoir! Ils feraient du bruit, saliraient tout, casseraient ses affaires... Aussi lui est-il arrivé une drôle d'histoire...

Un homme qui l'écoutait grogner depuis un moment s'est approché et lui dit: "Ah monsieur, comme ça irait mieux si on supprimait tous ces imbéciles, ces malpropres, ces sans-gêne qui nous gâchent la vie!...Tenez, vous m'êtes sympathique et chaque fois que vous direz:<Ah, celui-là>, vous serez débarrassé de lui" Aussitôt qu'il dit cela, "pfitt", l'homme disparaît.
Quelques instants plus tard , Roumégou découvre six magnifiques dessins sur son mur:

un rouge, deux bleus, deux noirs et un grand soleil doré Qui a osé faire ça! Il est indigné, il crie:" Ah, celui-là! si je le tenais!" Aussitôt "pfitt", dans son dos six écoliers qui revenaient de classe avec leurs feutres dans la poche, le rouge, les bleus, les noirs, les dorés, s'évaporent dans les airs.

Il rentre chez lui, trie son courrier, passe un coup d'aspirateur, "vroum, vroum", prépare son dîner, met son disque préféré, se verse un verre de whisky .Il allait s'asseoir dans un bon fauteuil quand un tintamare éclate au-dessus de sa tête: "crou,crou,crou -breks, breks- cra,cra,cra- tî,tî,tî- crou,brek,cra,tî...",tous les oiseaux de la ville se sont rassemblés sur le toit de sa maison pour faire la fête, c'est assourdissant. "Ah, ceux-là, si je...', commence-t-il, furieux d'être dérangé. Il n'a pas fini sa phrase que le silence se fait, on entendrait voler une mouche, et il peut écouter tranquillement sa musique.
Le lendemain matin, en passant sur la Place aux Fleurs, il aperçoit son vieil ami, monsieur Ferdinand qui promène son chien. "Tiens, il s'arrête?...

Ah, je comprends! Il attend tout simplement que Médor ait fini ses besoins! Ah, ces chiens...". Il n'a pas fini, que "pfitt", monsieur Ferdinand et son chien Médor ont disparu. Disparus avec eux les braves toutous qui en faisaient autant dans les différents coins de la ville, et leurs maîtres aussi, bien entendu.
Roumégou continue son chemin, quand une planche à roulettes lui passe sur le bout des pieds, il ouvre la bouche: "Ah ce..." Déjà, le garçon se soulève, il amorce le saut le plus fantastique de sa carrière, et s'évanouit dans les nuages.

Quand Roumégou sort de la boulangerie où il achète son croissant de 10 heures trois jolies petites filles laissent tomber devant lui les papiers de leurs goûters, Quelles mal élevées! "Ah, celles-là!" Hop! les trois petites filles commencent à monter comme trois cerfs volants, on voit un instant leurs trois jolies robes flotter dans le ciel, et puis, plus rien.

Au moment où il va se coucher, voilà qu'en dessous: BOUM BOUM Tili Tût pouac tong...", un groupe d'étudiants commencent un concert. Il saute sur ses pieds rouge de colère: "Ah, ceux-là! Quels énergumènes!" Un silence de mort s'abat sur le quartier. Ce soir, on pourra s'endormir sans boules Quiès;
Le lendemain matin, ni le pépiement des oiseaux, ni le ronflement de la machine qui nettoie la rue (à quoi bon nettoyer, puisqu'il n'y a plus ni saletés, ni papiers?) ni les aboiements du chien de son voisin, ni le martèlement de la musique techno, ni les cris des petites filles, ni les rires des enfants qui vont à l'école ne sont là pour l'éveiller; Roumégou devrait être content, pourtant, il se sent mal à l'aise, un peu comme s'il avait mangé trop de chocolat, et il manque vraiment d'entrain pour aller travailler. Il se dépêche, pourtant, parce qu'il n'est pas en avance, et il se cogne contre une voiture mal garée: "Ouille! mon genou! Ah ce..." Horreur!!! Il aperçoit, sortant d'une fenêtre, deux bras qui commencent à s'agiter comme des ailes!. Vite, il se mord la langue et la dame rentre chez elle.

"Tching, tching, tching", c'est la guitare de Marius, qui essaie de gagner quelques sous pour s'offrir un petit verre, il en a tellement bu dans sa vie, sans doute, le pauvre pour noyer de grands chagrins que son nez ressemble à une énorme fraise qui serait restée très très longtemps dans le jardin. Notre ami qui ne l'estime pas beaucoup, fait une grimace "Ah ce..." déjà Marius a un pied en l'air, il va décoller... mais juste à temps Roumégou se pince les lèvres et, au lieu de passer raide comme une balle, s'arrête avec un bon sourire, pour jeter une pièce dans la casquette du brave homme.

Tout ça, c'est bien gentil, mais faire attention sans arrêt ce n'est pas une vie! Ce soir, Roumégou est découragé, il a presque envie de pleurer. Il crie de toutes forces "Un monde qui tourne rond, non, merci, je n'en veux plus." Aussitôt les oiseaux reviennent à tire d'ailes chanter sur le toit de sa maison, monsieur Ferdinand sort de chez lui en sifflotant pour emmener Médor sur la Place, les étudiants mettent leur disque le plus entrainant, les trois jolies petites filles atterrissent doucement sur sa fenêtre, le garçon passe à toute vitesse à côté d'elles sur sa planche à roulettes. Et les six écoliers tirent des feutres de leur poche, le rouge les bleus, les noirs, le doré,pour dessiner sur son grand mur l'image du bonheur!!!

Alors, Roumégou, tout joyeux, se met à danser!
 

Retour à bienvenue les enfants

Retour à la page d'accueil de philagora

¤ Philagora.net, Espace Culture Enseignement  http://www.philagora.net/ -Tous droits réservés. ©
¤
Aller vers Philagora.org, Espace Découverte http://www.philagora.org/