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Victor HUGO (1802 - 1885)

- CHÂTIMENTS! 

ENFIN: L'EXPIATION! 

La retraite de Russie  p.10

-p1:Un cri de colère   
-p2:la honte 
-p3:Imposture et crime
-p4:Napoléon le petit
-p5:Un cri dans le désert
-p6:Deux grand témoins ...
-p7:Pari gagné! Un style!
-p8:Soutenir l'émotion 
-p9:Du vrai Victor Hugo
-p:10:L'expiation
-p11:Waterloo

-p:12:Sonnez clairons de la pensée

(V 13).

Nous retrouvons le ton épique, mais -(sauf dans les poèmes IV, V et VI, qui sont une pause pour ménager son plein effet au dénouement)- sur le mode sombre de la défaite, du désastre et de l'humiliation.


-L'Expiation, voilà encore un titre génial dans la veine de Châtiments
, qui suggère un coupable implacablement poursuivi par la colère divine. On pense évidemment à la fuite d'Adam, meurtrier de son frère, dans la Conscience de la Légende des siècles, Napoléon en est ici une préfiguration.
En sept épisodes:

  • I. Retraite de Russie.
    II. Waterloo.
    III Sainte-Hélène.
    IV. Glorification posthume.
    V. Mythe napoléonien. 
    VI. Retour des cendres en France.
    VII. Gloire souillée par Napoléon III.
L'Expiation développe la punition infligée à Napoléon Ier poursuivi pour une faute qui ne se découvre qu'au dernier vers:
  • "...Je suis ton crime, dit la voix...
    Pareils aux mots que vit resplendir Balthazar,
    Deux mots dans l'ombre écrits flamboyèrent sur César.
    Bonaparte, tremblant comme un enfant sans mère,
    Leva sa face pâle et lut: DIX-HUIT BRUMAIRE!"
L'effet de surprise, magistral, annonce symboliquement le châtiment du neveu, responsable, lui aussi d'un coup d'Etat. Un autre effet déjà observé dans tout l'ouvrage, est particulièrement mis en œuvre ici:
  • l'opposition entre la gloire du premier empereur et la piètre figure du dernier. Victor Hugo, il nous le dit lui-même, n'était pas en extase devant le grand empereur, mais il le magnifie pour mieux abaisser son successeur. Nous verrons ici les deux premiers poèmes.

 

LA RETRAITE DE RUSSIE.

"Il neigeait, on était vaincu par sa conquête"


Ce premier vers donne le thème: la terre russe, terre hostile, a raison de ses envahisseurs.

Terre hostile, par ses habitants ("effrayants, ténébreux, avec des cris pareils aux voix des vautours chauves, d'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves"...), mais surtout par son climat et par son étendue,

  • "La solitude vaste, épouvantable à voir,
    Partout apparaissait, muette, vengeresse".

C'est "L'âpre hiver", avec le gel, le "givre", la "glace", "la froide bise", "le verglas".
Il neigeait, cet imparfait qui prolonge le temps indéfiniment, se répète trois fois en dix vers, puis il devient cri désespéré "Il neigeait, il neigeait toujours!". En "flocons blancs", la neige s'accumule, épaisse", fond "en avalanches", s'étend à l'infini:

"Après la plaine blanche, une autre plaine blanche", faisant "Pour cette immense armée un immense linceul"
Piège mortel,

"le désert dévorait le cortège. On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige, Voir que des régiments s'étaient endormis là".

Dans une ambiance désolée, "sombres jours!", le long calvaire de la Grande Armée sur cette terre sans mesure qu'elle croyait conquérir, s'étire en imparfaits,
"l'aigle baissait la tête", "l'empereur revenait lentement",
"les grenadiers... marchaient pensifs", "on allait pieds nus",
"C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir."

tout se désagrège:
"Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre"

il n'y a plus ni dignité, ni discipline:

"groupe morne et confus, ils fuyaient"... "On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau." "On jetait les canons pour brûler les affûts". "On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières."

les combattants ne sont plus que "fantômes", "Ney... s'évadait, disputant sa montre..."Napoléon lui-même est "comme un arbre en proie à la cognée".

La mort est partout: "chevaux morts", "bouche de pierre", "chacun se sentant mourir", "qui se couchait mourait"

"On s'endormait dix-mille, on se réveillait cent".
"toute une armée ainsi dans la nuit se perdait",

Des cris (nous en avons déjà cité deux) de désespoir, de tristesse ou de pitié coupent la monotonie de cette infinie misère :

"Sortira-t-on jamais de ce funeste empire? Deux ennemis!"
"O chutes d'Hannibal! lendemains d'Attila!"
"Toutes les nuits, qui vive! alerte! assauts! attaques!"

La dernière partie du récit amorce la prise de conscience de Napoléon: "épouvanté, stupéfait du désastre", "ne sachant que croire", il "trembla", "comprit qu'il expiait quelque chose", "livide, inquiet", il demanda:
"est-ce le châtiment?"

La réponse crée l'angoisse et le suspense:
"Alors, il s'entendit appeler par son nom,
Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit: Non".

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